Le bilan psychomoteur
Le bilan psychomoteur est la première étape de toute prise en charge.
Il permet de comprendre le fonctionnement global, au-delà du symptôme qui motive la consultation, d’évaluer les acquisitions, de repérer d’éventuels retards ou difficultés, mais aussi de mettre en évidence les ressources et les potentialités de la personne.
Chaque bilan est unique, comme chacun d’entre nous.
1. L’entretien d’anamnèse : une rencontre
Avant toute évaluation, un temps d’échange est proposé avec les parents et l’enfant ou avec la personne en question.
Cet entretien permet :
—-– de comprendre la demande,
—-– de retracer le développement,
—-– de recueillir les éléments médicaux et scolaires,
—-– de contextualiser les difficultés,
—-– de créer une alliance thérapeutique.
Il est conseillé d’apporter : les bilans existants (orthophoniste, psychologue, orthoptiste, etc.), les comptes rendus médicaux et la prescription médicale.
2. L’évaluation : observer, analyser, comprendre
Le bilan psychomoteur s’appuie sur :
—-– des tests standardisés,
—-– des échelles cliniques,
—-– des mises en situation corporelles,
—-– des observations qualitatives.
Les domaines évalués comprennent notamment l’ensemble des fonctions psychomotrices et les liens quelles ont entre elles.
Selon la situation, des outils spécifiques peuvent être ajoutés comme un bilan sensoriel.
L’objectif est de comprendre non seulement ce que la personne fait, mais comment elle le fait.
3. La restitution : donner du sens
Un entretien de restitution est proposé :
—-– pour présenter les résultats
—-– expliquer les points forts et les fragilités
—-– répondre aux questions
—-– construire ensemble un projet thérapeutique.
Un compte rendu écrit est transmis au médecin prescripteur et peut être partagé avec les autres professionnels si la famille le souhaite.
À l’issue de ce bilan, différentes orientations peuvent être proposées : un suivi en psychomotricité, une réévaluation après quelques mois, une orientation vers un autre professionnel ou encore des recommandations pour accompagner la personne et son entourage au quotidien.
Le bilan psychomoteur peut aussi participer à la constitution d’un dossier auprès de la MDPH dans le cadre d’une reconnaissance de handicap.
4. Le projet thérapeutique : un parcours construit avec vous
À l’issue du bilan, un projet thérapeutique est élaboré.
Il définit :
—-– les objectifs de travail
—-– les outils utilisés
—-– le rythme des séances
—-– les priorités à court et moyen terme
Ce projet évolue en permanence, en fonction des progrès et des difficultés persistantes. Une réévaluation est proposée régulièrement (en général au bout d’un an).
Comment travail le psychomotricien ?
Le psychomotricien s’appuie sur son bilan pour accompagner la personne. Il utilise différentes médiations telles que la relaxation, les techniques d’expression, la graphomotricité, les approches sensorielles ou encore des activités à visée rééducative. Le psychomotricien s’appuie sur le corps et le mouvement pour accompagner la personne.
L’objectif est d’aider la personne à mieux comprendre son fonctionnement, à développer ses capacités et à surmonter ses difficultés, afin de favoriser une meilleure adaptation à son environnement et un épanouissement global.
Les séances peuvent être proposées en individuel ou en groupe, selon les besoins et les objectifs définis.
Séance individuelle
Un accompagnement personnalisé pour une prise en charge sur mesure.
- Les séances individuelles offrent un espace dédié, calme et sécurisant.
- Elles s’appuient sur la relation thérapeutique pour accompagner la personne dans son évolution.
- Le cadre est stable, tout en restant souple pour s’adapter à chaque séance.
- La régularité des rencontres permet une progression.
- L’accompagnement se construit pas à pas, en respectant le rythme de chacun.
Séance de groupe
Une dynamique collective pour stimuler le développement et les interactions sociales.
- Elles permettent de vivre des expériences à plusieurs, favorisant l’échange et la coopération.
- Le groupe soutient la motivation et permet de s’appuyer sur les autres pour progresser.
- Les activités proposées encouragent la participation, le respect de chacun et des règles communes.
- Différents types de groupes peuvent être proposés selon les besoins, dans un esprit ludique et bienveillant.
Remboursement
L’exercice libéral est autorisé pour les psychomotriciens depuis 1988 mais les séances de psychomotricité ne sont pas remboursées par la sécurité sociale. Cependant il est possible d’obtenir des prestations financières.
Certaines mutuelles prennent en charge une partie des séances, selon leurs conditions. Renseignez-vous directement auprès de votre mutuelle.
En cas de handicap reconnu, la Maison Départementale des Personnes Handicapées peut accorder une allocation pour financer les séances.
Une demande de prise en charge exceptionnelle auprès de la CPAM peut également être faite
Je vous invite donc à vous rapprocher de ces différents organismes afin de connaitre au mieux les aides auxquelles vous pourriez prétendre.
